Merci pour cette information .
Il va arriver un moment ou on aura plus de visas du tout par les agences de voyages , il y a trop d'abus de toutes facons ca devient n'importe quoi c'est quasiment de l'immigration clandestine ,sous des visas fantaisistes .
A force de tirer sur la corde elle casse .
Et ca va tous nous mettre dans le petrin .
faut arrêter le délire, c'est surtout la faute de la chine qui s'amuse à tester de nouvelles règles quasiment tous les 3 mois en matière de visas
et je ne vois pas en quoi un visa F c'est de l'immigration clandestine..98% des étrangers venant en chine le font pour bosser, c'est pas comme en france où le 10% viennent pour bosser, le reste pour regroupement familial...
sinon effectivement, à partir du 15 septembre les visas F seront suspendus, pour le reste il n'y a pas de problèmes, c'est comme partout, si vous avez tous les papiers, il n'y a aucun soucis.
Je devine, je commence à entendre, des hurlements concernant cette nouvelle ............
Malgré tout, il est toujours plus facile d'obtenir un visa pour la Chine que pour la France ..........
non mais ils viennent pour BOSSER, tu comprends la subtilité ?
Une dernière chose , pour l'avoir experimenté, passer par une agence qui fait des fausses lettre d'invitiation est en fait plus facile que de passer des heures à tout faire soi même de manière honnête.
J'ai du venir 3 fois au PSB pour que ma demande soit finalement acceptée à l'époque, tandis que les agences bidons, encaissent la monnaie des pauvres laowai et sont acceuillies à bras ouvert par le PSB.
Regardez un exemple flagrant ,comment voulez vous que cela ne se complique pas , je ne veux accabler personne et depuis 2008 les visas ne sont plus attribues aux africains a Hong-Kong* (l'article date de fin 2006).
La ruée vers Canton des commerçants africains
Par milliers, ils ont fait le voyage pour profiter des opportunités d'un marché où tout est possible.
NIVELLE Pascale
Canton envoyée spéciale
Okey Montee s'enfonce dans son fauteuil de directeur, invitant à contempler son royaume climatisé. Quinze mètres carrés encombrés de cartons et de costumes d'homme. Les étiquettes Boss ou Armani brillent sous le néon. «Tout ce que vous voulez, on le fait», promet Okey, une main sur la sainte bible posée sur son bureau. «On a toutes les marques. On change les étiquettes, ce n'est pas compliqué.»
C'est Dieu qui lui a conseillé de venir à Canton, «l'usine du monde», il y a deux ans. Depuis, tout lui réussit. Il est patron, sa femme va bientôt accoucher, et les affaires... Okey baise les trois premiers doigts de sa main droite : «Une aubaine !» Quand il rentrera au Nigeria, dans longtemps, ce sera en millionnaire.
Tapis.
Canton a désormais son Africatown. Les pionniers sont arrivés il y a quelques années, puis le bouche à oreille a fait venir des milliers de commerçants de tout le continent. «Depuis deux ans, c'est la ruée», raconte Toure, du Mali.
Des géants en boubou, lunettes noires et attachés-cases, des femmes opulentes, serrées dans des wax (tissus imprimés) colorés déambulent sur les trottoirs. L'échoppe d'un coiffeur chinois annonce en français : «Ici, se faire couper les cheveux, 10 yuans.»
Dans un couloir du centre commercial, un homme déplie un tapis et s'accroupit pour la prière. Plus loin, une boutique de boubous et postiches made in China, avec cette invitation : «Bonjour, je suis Marie de Paris, je fais des tresses africaines.»
Des filles sapées Armani, des mamas en turban, un gamin sur le dos, entrent, sortent des boutiques en s'interpellant. Les patrons sont africains, les vendeuses chinoises : «Tous mes clients sont africains. Ils ont davantage confiance si les vendeurs sont chinois», dit le jeune patron d'Africa Best Company, vente en gros de maillots d'équipes de basket américaines. La marchandise est «very very cheap», la qualité «very very good», indique l'enseigne.
Des garçons interminables, casquettes de base-ball et fringues XXL draguent en serrant de près les petites serveuses chinoises, qui rigolent la main devant la bouche. «On n'a pas l'habitude», dit l'une. Il y a cinq ans, des centaines d'yeux effarés auraient scruté les «diables noirs» en silence. Aujourd'hui, il n'y a plus que les chauffeurs de taxi pour les appeler ainsi, furieux parce qu'«ils marchandent toutes les courses». Des diables noirs épousent des Cantonaises. Les affaires n'ont pas de couleur.
«Les Chinois et nous, on est frères», dit Mohammed, malien et chief manager d'une entreprise de vidéo. Son commerce fonctionne sur le principe d'un loueur de DVD, sauf qu'il est inutile de rapporter. On choisit une boîte vide et on repart avec une copie gravée sur place. 20 yuans (deux euros) le film. Mohammed peut aussi remplir un conteneur de téléphones portables, de groupes électrogènes ou de petites culottes, et l'expédier n'importe où en Afrique de l'Ouest. Il a les contacts ici et une grande famille là-bas.
Avide de bois. «Avant, on achetait en France», disent Toure et Momo, maliens établis depuis un an. Attablés dans leur QG, le Moka Kafe, ils discutent politique en français, la langue des affaires de l'Afrique francophone. «La Chine produit, l'Afrique achète, tout le monde y trouve son compte, c'est excellent.»
Momo tire sur le col de sa chemise de marque : «Ça, je l'achetais à Paris, et je la vendais 100 euros à Bamako. Maintenant, c'est dix euros, là-bas. On participe au développement de l'Afrique.» Si la Chine, avide de bois et de pétrole, déforeste et pille le sous-sol, grand bien lui fasse. «Pour nous, ça ne change rien. L'Europe le fait depuis toujours, et ça ne nous rapporte rien.»
Selon leur ami le professeur Niambele, malien et professeur d'anglais, les Chinois sont durs en affaires. Il règle tout en cash et ne paye aucune taxe. «C'est la règle.» Pas la peine de parler mandarin, les calculettes remplacent les palabres.
«C'est le Far West, dit Emma, une jeune institutrice française, en Chine depuis une dizaine d'années, pas de règle, pas de barrière. Les Africains sont comme des poissons dans l'eau ici. Le soleil, les gens, la vie pas chère, tout leur va. Ils s'entendent bien avec les Cantonais, les méridionaux de la Chine.» Il y a quand même des règles, à Canton. Ne pas toucher à la drogue, par exemple. «Des Nigérians se sont fait prendre, on ne les a jamais revus, raconte Mohammed. Ils sont fous.
Dans les pays des droits de l'homme, ce n'est pas trop grave, tu portes plainte et tu prends un avocat. Mais dans un pays communiste, c'est la prison à vie.» Parfois, la police chinoise fait une descente, ferme une mosquée ou un restaurant aménagés dans un appartement. Le lendemain, le poulet yassa a changé d'adresse.
«C'est cool ici», dit Mohammed. Au onzième étage de la tour Xiushan, dans son restaurant bricolé sur le toit, Mme Dembele Rokia attend le client. Dans la chaleur de novembre, deux mamas touillent des bassines fumantes remplies de mouton aux feuilles de bananier ou de poisson séché à la tomate. L'African Mamaya, cuisine du Mali, est une institution à Canton.
http://www.liberation.fr/evenement/0...ants-africains
*Les visas sont delivres exclusivement dans le pays d'origine du requerant en gros plus de visas ou au compte gouttes .
Dernière modification par lafoy-china ; 05/05/2009 à 13h18.
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