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Article: Echec d'un projet de pipeline traversant la Chine
La compagnie chinoise PetroChina a mis fin à des négociations avec trois partenaires internationaux potentiels pour un ambitieux projet de pipeline traversant la Chine parce que les consommateurs de Shanghai et d'autres villes chinoises ne pouvaient pas payer le prix du gaz transporté, indique mercredi le quotidien économique britannique Financial Times.
Dans un article en première page, le journal qualifie d'"embarrassant" pour le plus grand producteur chinois de gaz et de pétrole l'échec des négociations avec la compagnie américaine ExxonMobil, le groupe anglo-néerlandais Dutch/Shell et la compagnie russe Gazprom.
Le futur pipeline aurait transporté du gaz naturel sur 4.200 km de l'ouest de la Chine jusqu'à la métropole économique de Shanghai, la ville chinoise la plus grande et la plus puissante.
Son coût était estimé à 18 milliards de dollars (15 milliards d'euros).
"Selon des analystes, les pourparlers pour créer une joint venture ont échoué parce que PetroChina ne pouvait pas faire payer aux consommateurs de Shanghai et d'autres villes des prix assez hauts pour le gaz naturel", écrit le Financial Times.
Cette incertitude a rendu les partenaires internationaux potentiels "nerveux, ne sachant pas s'ils pourraient avoir des retours sur investissement", selon le journal.
ExxonMobil, numéro un mondial de l'énergie, avait notamment insisté pour fixer à environ 15% le niveau de ces retours sur investissement.
"Les compagnies étrangères ont également été frustrées dans leurs négociations avec la direction de PetroChina qui a montré peu d'enthousiasme pour répondre à leurs inquiétudes", selon la même source.
Le projet de joint venture avait été patronné par l'ancien premier ministre chinois Zhu Rongji, ancien maire de Shanghai, qui a quitté ses hautes fonctions il y a 18 mois.
Si le projet s'était réalisé, ExxonMobil, Shell et Gazprom auraient chacun détenu 15% des parts, contre 50% pour PetroChina et 5% pour Sinopec, raffinerie chinoise de pétrole, selon le Financial Times.
A Moscou, le journal Vedomosti a rapporté mardi que PetroChina avait adressé une lettre à Gazprom pour lui dire que le projet était abandonné. Gazprom n'a pas encore confirmé officiellement.
Le futur pipeline, qui devait être construit d'ici la fin de l'année, devait acheminer 12 milliards de mètres cubes de gaz naturel lorsqu'il aurait été entièrement opérationnel en 2007.
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