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De mon coté, j'ai vu les choses changer.
La première chose qui m'a alerté, c'est un "whatever happen, you will always be my friend" lancé après un bybye comme un autre.
Ensuite, d'être comme ça invité sans raison à une soirée-bar-à-bière.
Bref, j'ai senti de mes amis le besoin de se resserrer autour de moi pour me protèger.
Sympa, réconfortant, mais inquiétant.
Un chinois non ivre ne vous diras jamais qu'il ne vous aime pas (ou s'il dit ça, c'est pour exprimer quelque chose de différent, genre "tu m'a fait mal").
Il y a 2 jours, j'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un de franc et direct. Après "please sit down here" et "where do you come from", un petit trou dans la conversation et "ok, I feel bad emotion because what happened in Paris..." mais ce problème évacué, la conversation s'est engagée amicalement. il n'empêche que l'écueil était bien là.
Dans les 4 jours qui ont précédé, j'ai du annoncer plus de 100 fois ma nationalité, mais les circonstances me donnant un crédit de sympathie, c'était facile.
Pourquoi les français plus que les autres ?
Je le redis : nous étions parmi ceux qui attiraient le plus leur sympathie.
Ils ont ressenti une trahison.
Ça ne se réparera pas en claquant des doigts.
Une amitié construite en 10 ans peu se perdre en 10 secondes.
Mais :
Les agressions anti-français resteront un mythe ou une exception ethylo-assistée.
Les chinois sont non-violents et pacifistes pour la plupart.
C'est en tout cas comme ça que je les vois et je n'ai rien vu à ce jour qui contredise cette opinion.
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