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Moi je l'ai senti en discutant avec une charmante serveuse de café. Elle a pris un très long chemin pour évoquer ce qui la préoccupait vraiment, a savoir le fait que j'étais français et elle voulait savoir si vraiment je haïssait la Chine (on se connaît un peu, c'est pour ça qu'elle a fait cet effort).
Je suis impressionné de la vitesse à laquelle l'opinion s'est converti.
Je ne sens aucune haine. Mais une conviction français=ennemi. Il n'y a pas de vraie charge émotionnelle.
Je pense à tous les coups de pouce sympa que j'ai pu avoir dans toutes mes démarches, les dossiers traités prestement et avec le sourire, les compromis en ma faveur vis à vis de règlements inapplicables... C'est clair que beaucoup de choses vont être plus difficiles maintenant...
L'exemple d'aujourdhuilachine est intéressant : certes il y a les débordements, les mots de trop. Mais il y a échange. On peut prendre la température voir apprendre ou comprendre des choses...
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